Le mois de février a été très prolifique... en nombre de mains joués (mais un peu moins en nombre d'articles publiés ), plus de 16000 mains, c'est d'ailleurs un des moyens que j'ai trouvé pour "lisser" la variance.Je finis le mois légérement positif, malgré plus de 6 caves sous l'EV, mais il aurait pu l'être beaucoup plus si seulement j'arrivais a enchaîner deux jours consécutifs dans le positif. En gros c'était un jour à +5 caves, le lendemain -3 puis +3, etc.
J'ai remarqué d'ailleurs quelque chose de plutôt étonnant (à vérifier aux limites supérieures), à savoir que le niveau des fishs de mes adversaires était plus faible l'après-midi qu'en soirée.Dans mes journées positives nombre de coups gagnés l'ont été sur des livraisons incroyables (et à contrario j'ai forcément aussi eu du coup mon lot de bad beats improbables) et j'ai vraiment eu l'impression que l'immense majorité des joueurs de cette plage horaire, en gros 15h-17h, ne comprend rien au poker. Bon on ne va pas s'en plaindre .
Deux petites déceptions également ce mois-ci. La première sur un satellite pour le France Poker Tour réservé aux joueurs ayant atteint le statut "Silver". Je vais passer l'essentiel du tournoi dans le haut du classement (deux fois la moyenne en jetons pendant presque tout le tournoi) pour finir 32ème sur 1120 joueurs au départ et 12 tickets garantis pour une étape live au choix. Le dernier coup : il me reste environ 15-20 blindes et je suis au bouton avec . Le hi-jack, un joueur loose-aggro, relance (2,5 X la bb) comme à son habitude et je prévois de 3bet pour bien lui montrer que je suis commit, vu la taille de mon stack. Le problème c'est que le cut-off, une serrure intersidérale (j'avais pris des notes, l'ayant déjà croisé en NL20) paie et qu'il a donc clairement une bonne main (il me couvrait légérement). Je n'ai donc aucune fold equity contre ce joueur et je décide de just call pour aller voir le flop. Bon flop pour moi : . Les deux joueurs checkent jusqu'à moi et je mise environ la moitié du pot, ce qui évidemment à ce moment-là (vu la taille du pot/de mon tapis) me commit clairement. Le relanceur initial passe et la serrure insta-boîte ! Pff...c'est chiant que ce soit lui qui fasse ça mais pas question de me coucher sur ce flop où j'ai tirage couleur max et tirage quinte flush ventral. Je paie et je joue en gros un coin flip contre son mais ça tient pour lui et je bust . C'est vraiment très frustrant d'atteindre le top 3 % d'un tournoi sans même aucun gain
L'autre petite frustration vient pour une fois du live, lors de ma dernière soirée de cash-game chez Kelu. Alors oui je finis encore une fois positif (+11€) mais j'ai vraiment cru que j'allais battre ce soir-là mon record de gains en une session (+75€). Nous étions, une fois n'est pas coutume, 7 à table pour un niveau très hétérogène. Je vais être impliqué dans les 3 plus gros pots de la soirée et je vais en perdre deux, en étant à chaque fois favori, les deux contre Kelu pour qui c'était vraiment la soirée. Le premier vs , un roi à la river et je perds ce 70-30 %, mais surtout celui-là : je suis large chipleader et je me retrouve à tapis pour un pot de 500 blindes (!) avec vs pour Kelu sur un flop et une doublette du 7 à la turn lui donne deux paires supérieures...
Objectifs du mois de mars : jouer au moins autant de mains et enfin rattraper cette satanée courbe d'EV, et du côté du live atteindre les 650€ de gains et ainsi être bien en avance sur mon objectif.
Pour finir, allez lire l'article très... amusant (je n'en dis pas plus ) posté par Olivier "Integrity".
Comme vous l'aurez remarqué je ne post pas trop ces derniers temps mais il faut dire que je n'avais pas grand chose d'intéressant à vous raconter, du fait de mon faible volume de jeu en ce moment et que je ne voulais pas que ce blog devienne un "whine blog" où je ne raconte que mes éternelles histoires de bad-beats (bon il y en aura encore, c'est mon blog et il me sert aussi à me défouler ! ).
Vu l'état critique de ma bankroll, je ne peux plus multitabler comme à mon habitude en NL5 (6 tables) et que c'est chiant, je m'ennuie vraiment à mourir... A un moment j'ai même dû joué "full bankroll" sur une seule table suite à deux coups malheureux sur une de mes deux tables (et c'est reparti pour le whine ) : all-in contre un short stack sur un baby flop (et oui ces "charmantes" demoiselles m'ont encore envoyé à la casse) qui se casse les dents contre un brelande 5 floppé ; et ce coup :UTG limpe et j'ouvre au bouton. Je raise, c'est payé et le flop tombe : . Check du limpeur, je cbet et c'est payé. Turn : . Check, je mise, c'est payé. River : . Après encore un check j'hésite à check behind mais je me dis que je vais rater beaucoup de value contre un as plus faible (la seule main qui me fait vraiment peur c'est brelan de 2, la doublette du 8 efface les risques de double paire). Je mise donc et il me paie juste avec... pour un brelan trouvé à la river ! Enorme le call flop et turn mais surtout le just call à la river avec le full ! J'ai même eu droit à un "J'ADORE" dans le chat...J'avoue que ce coup m'a beaucoup un peu fait tilter et j'ai dû faire un énorme effort pour ne pas spew ma dernière cave.
Bon depuis ça va un peu mieux (fantastique je suis remonté à 20€ ) et j'ai même l'impression que le bad run est passé (temporairement bien sûr, je ne me fais plus d'illusions sur mon amie la variance) car j'ai réussi à mettre un bad-beat ! Oui vous avez bien lu ! J'ai chatté mon 2-outer contre un short stack sur un flop avec chez lui et pour moi.Incroyable, ça peut aussi m'arriver.
En ce moment je finis le tome 3 (version US) de la trilogie de Dan Harrington consacré au cash-game, intitulé "Harrington on Online Cash Games 6-max" (la sortie française n'est prévu que dans quelques jours). Suite à ma relative déception par rapport aux deux premiers tomes, j'ai été plutôt agréablement surpris par celui-ci, même si on a l'impression que "Action Dan" vient de découvrir les avantages d'un tracker et du coup en fait des tonnes sur l'utilisation du HUD. Néanmoins, j'en ai tiré quelques enseignements plutôt utiles, j'ai notamment(enfin !) précisément défini une range préflop de raise/call/fold (en fonction de la position, face aux 3-bet, etc.), range plutôt tight mais bien adapté au multitabling en micro-limites.
Du côté du live c'est l'extrême inverse du online et je run vraiment good (mis à part une session récente de NL20 où le méga fish de la table m'a destacké mon gros tapis de 50€ en 20 mn avec , et contre mes premiums, au final je perd 10€). C'est bien simple quand je gagne je gagne beaucoup (+30, +41, +26 et +43€ de gains dernièrement, tout en NL10) et à contrario quand je perds je limite la casse (-10 et 0€ sont mes plus mauvais résultats des deux derniers mois !). Plusieurs facteurs expliquent ces bons résultats : tout d'abord je connais très bien mes adversaires, je sais m'adapter à chaque profil que j'ai en face de moi (calling station, lag, nit...), et je commence à connaître précisèment leurs bettings patterns (mais chut ils me lisent peut-être ). En outre le gros travail technique fourni ces derniers temps (livres, vidéos, reviews de sessions...) associé à l'expérience emmagasinée grâce au gros volume de jeu online de ces derniers mois m'a clairement fait progresser (bets sizing, squeezes, timing des bluffs, contrôle du pot, etc etc.).
Titre court mais évocateur de mon état d'esprit actuel : mieux vaut en rire qu'en pleurer .
Après avoir scotché Red dead redemption un break d'une semaine, nécessaire car le pétage de plomb -et donc le Z-game qui en découle- était imminent, je me suis remis au travail en NL5.
Et le moinsqu'on puisse dire c'est que cette session fût comique, sur la lignée des précédentes en fait. J'ai reçu trois paires de dames et j'ai perdu une cave à chaque fois. Sur 2 des 3 coups j'ai 3bet préflop après une relance, et deux fois j'ai été juste callé, c'est parti à tapis sur un baby-flop pour me retrouver à chaque fois face à . La troisième fois tout le monde se couche jusqu'à moi en SB, je raise et la BB call. Sur un flop hauteur valet nous partons à tapis et il retourne ...
La dernière cave de perdue de la soirée est dans la lignée des précédentes : j'ouvre au bouton. Un joueur limp, un autre relance et je 3bet. Payé par les deux. Flop dame haut et 3 piques (j'ai le roi de pique si vous avez suivi ). Le premier joueur mini-mise, le second relance cher, je fais tapis et je suis payé par le relanceur avec.... Un pique à la turn et voilà fin de l'histoire.
Dernier coup qui a définitivement finit de me blaser : je paie une relance en SB avec . Flop : je touche (enfin) un brelan. Je décide de check dans l'optique de check-raise le cbet de mon adversaire, et là... il se couche !